Aidants : comment gérer la perte d’autonomie ?

Aidants : comment gérer la perte d’autonomie ?

La perte d'autonomie est l'incapacité d'assurer seul certains actes de la vie courante. Généralement liée au vieillissement, elle est due à des altérations physiques et/ou psychiques. L’objectif ? Retarder sa venue !

Avec l'âge, nous devenons de moins en moins autonome. Cela peut survenir brutalement à la suite d'un accident, mais aussi s'installer de façon progressive. Résultat ? Il est important, notamment pour l’entourage et l’aidant, d'identifier les premiers signes de perte d’autonomie. Tout cela dans l’objectif de prendre les bonnes mesures et d'améliorer la qualité de vie de la personne âgée. 

 

Des comportements à surveiller 

Il est important, en tant qu’aidant, de surveiller le comportement de la personne accompagnée. C’est en repérant les premiers signes de perte d’autonomie que vous parviendrez à anticiper les complications qui peuvent en découler. Il est donc indispensable de surveiller : les troupes de l’équilibre, les changements d’habitudes alimentaires, la diminution de l’hygiène, les problèmes de mémoire, les altérations de l’humeur ou encore l’isolement social.

 

Des professionnels de la prise en charge des seniors sont également là pour vous soutenir et évaluer la perte d’autonomie selon des critères précis. Bien souvent, cette évaluation fait suite à une demande d’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) par une équipe médico-sociale du Département qui se déplace à domicile. Il existe différents systèmes d'évaluation mais seule la grille AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources) détermine l'éligibilité à l'APA.

Elle permet d'évaluer les différentes activités de la vie courante de la personne âgée en les classant chacune en trois catégories : "la personne fait seule", "fait partiellement", "ne fait pas".

 

Les services à la personne 

Lorsque plusieurs des signes mentionnés ci-dessus apparaissent, il est important d’organiser une prise en charge adaptée. Mis en place à temps, l’aide à domicile (et le recours aux services à la personne) vous apportera un réel soutien. Elle permet également de stimuler les facultés physiques et mentales de la personne âgée et de retarder la perte d’autonomie.

 

Ses autres rôles ? Une assistance dans les tâches quotidiennes, une présence pour lutter contre la solitude mais aussi une surveillance pour éviter les chutes et la perte d’autonomie qui en résulte. A noter que les services d’aide à la personne peuvent être partiellement pris en charge par l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), pour les personnes de 60 ans et plus.

 

L’adaptation du logement 

Pour maintenir votre proche âgé et/ou dépendant à son domicile et permettre d’éviter son placement en institution, il existe des solutions ! Différentes interventions sont possibles pour rendre son logement plus adapté et plus sécurisant lorsqu’on vieillit : installation d’équipements spécifiques (siège de douche, rampe pour escalier…), travaux d’adaptation (Wc surélevés, marches antidérapantes, revêtement de sol spécifique…), adaptation de l’éclairage pour éviter les chutes, pose de volets automatisés…

 

Il est également recommandé de faire appel à une offre de téléassistance. Appelée parfois téléalarme, la téléassistance est un système électronique s’adressant à toute personne souhaitant sécuriser son quotidien à la maison. Ce service permet également à l'entourage de la personne d'être rassuré et d'assurer un relais 24h/24 et 7j/7.

 

Les bénéficiaires devront porter un médaillon ou un bracelet leur permettant d’alerter instantanément les secours en cas de problème (chute, malaise…). Notez que, pour l’ensemble de ces prestations, des aides financières vous seront proposées par différents organismes (Département, CCAS, mutuelles…). 

 

Trop ou pas assez ? 

Votre rôle d'aidant, c'est une évidence, est en premier lieu de soutenir votre proche. Mais attention, il faut également s’atteler à préserver son autonomie. Règle numéro 1 ? Ne pas l’infantiliser ! Cette infantilisation peut être vécue comme une régression… Il s’agira donc de trouver un juste équilibre entre soutien et remplacement total. Laisser à son proche âgé un réel pouvoir sur sa vie est également une preuve de respect indispensable. Evitez donc de penser à sa place ! En tant qu’aidant, votre rôle est également de solliciter votre proche dès que vous le jugez capable d’agir seul. Enfin, ne lui en demandez pas trop… Soyez attentifs à tous les signes, verbaux et non verbaux (essoufflement, tremblements, fatigue…) posant les limites. 

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