Dépendance

Comment faire face à la perte d'autonomie ?

Ce qu’il faut savoir sur la perte d’autonomie

Selon l’INSEE, l’espérance de vie en France Métropolitaine devrait atteindre 86 ans pour les hommes et 91 ans pour les femmes d’ici 2060. Nous assistons à un vieillissement exponentiel de la population. L’avancée dans l’âge s’accompagne souvent de fragilités physiques et psychiques, rendant difficile la vie d’un sénior. L’INSEE prévoit que le niveau de dépendance chez les personnes âgées aura doublé entre 2010 et 2060.

comment faire face à la perte d'autonomie ?

Heureusement aujourd’hui, il existe des solutions pour aider les personnes dépendantes à continuer de vivre chez elles sereinement. Décelez les premiers signes de la perte d'autonomie et découvrez les solutions que vous pouvez mettre en place pour un accompagnement en toute sécurité.

Reconnaître la perte d’autonomie

La perte d’autonomie touche le plus souvent les personnes âgées mais pas seulement. Elle concerne également les personnes handicapées soit sur le plan physique soit psychique, quel que soit leur âge. Lorsque la personne âgée ou en situation d’handicap, perd son autonomie, elle éprouve des difficultés à vivre seule, sans accompagnement. Les actes essentiels de la vie quotidienne sont de plus en plus éprouvants à réaliser. Qu'il s'agisse de prévention ou d'accompagnement, déceler les premiers signes est important pour mettre en place les bons services.

Définition de la perte d'autonomie

Est en perte d’autonomie un individu qui est incapable partiellement ou totalement d’effectuer seul les activités quotidiennes, qu'elles soient physiques, psychiques ou sociales. Une personne qui perd de son indépendance nécessite l’assistance d’aidants professionnels et/ou d’aidants naturels que sont les proches. Des aides sont fondamentales pour faire face à la perte d'autonomie.

Quelles sont les causes d'une perte d'autonomie ?

Elles peuvent être multiples. Des sujets de tout âge peuvent être moins autonomes, à cause d’un accident, d’un handicap, d’une maladie ou de la vieillesse.

Quels sont les symptômes à déceler ?

Seul un professionnel de santé définira si votre proche est dépendant et s'il requiert une assistance ou non. Cependant, l'entourage peut détecter les premiers symptômes en se posant ces questions :

  • La personne est-elle capable de se lever, de se coucher, de se toiletter et de s’habiller/se déshabiller seule ?
  • Est-elle en mesure de cuisiner et manger ses repas sans aide ?
  • Se déplace-t-elle à l’intérieur (aller aux toilettes, dans la cuisine...) comme à l’extérieur (aller faire ses courses, aller chez le médecin…) sans assistance ?
  • Est-elle capable d’avoir des conversations logiques sans troubles de la pensée, et sait-elle se repérer dans le temps et l’espace ?

Si l’une de ces réponses s’avère négative, parlez-en à votre médecin. Une évaluation du niveau de la perte d'autonomie sera alors réalisée.

Comment évaluer la perte d'autonomie ?

En France, pour évaluer le manque d’autonomie, les professionnels utilise la grille nationale AGGIR. Elle est principalement utilisée pour les calculs des droits à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) allouée par le Conseil Départemental. L’évaluation du degré de dépendance s’effectue soit par un médecin, un infirmier, un ergothérapeute ou encore par un travailleur social. La personne désignée se rend au domicile du demandeur pour procéder à l’évaluation à l’aide de la grille AGGIR. Celle-ci définit le niveau de dépendance d’une personne en fonction des soins requis. Elle comporte 10 items remplis par le professionnel. Le score attribué en fonction des réponses, donne lieu à l’attribution d’un Groupe Iso Ressource (GIR). Ces derniers regroupent les individus qui peuvent avoir des profils d’incapacité différents, mais qui auraient besoin d’une même quantité d’heures de soins. Le GIR 1 est le niveau d’incapacité le plus haut et regroupe les personnes les plus dépendantes, tandis que le Groupe 6 est attribué aux seniors qui ne nécessitent pas ou peu d’accompagnement.  Le professionnel de santé va ensuite élaborer un plan d’aide personnalisé adapté à la situation du bénéficiaire.

Quels sont les risques ?

Le risque le plus considérable lié au vieillissement est la chute. Une chute peut entraîner une blessure grave mais aussi déclencher chez la personne une peur de se déplacer seul à la maison, pouvant mener à une nécessité d'entrer en EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes). La peur de marcher (même avec un cadre de marche) peut conduire à des problèmes de santé tels que la malnutrition, les escarres, l'isolement social et la dépression. Pour les gens atteints d’une maladie neuro-dégénérative telle que la maladie d'Alzheimer, une fugue peut être à craindre (le senior est désorienté en sortant de chez lui et ne sait plus retrouver son chemin). Les risques dues à la perte d'autonomie sont nombreux mais une prise en charge peut être mise en place efficacement pour y faire face.

Comment faire face à la dépendance ?

Il existe un accompagnement, aussi bien financier, pratique et technologique, pour la personne âgée ou handicapée, ainsi que pour les proches. Bien souvent, l’objectif principal des familles est le maintien à domicile, mais le plus souvent elles ne savent pas comment gérer la perte d’autonomie de leur proche. De nombreuses actions et prestations sont possibles pour aider et soutenir les personnes fragilisées.

Les soutiens pratiques

L’intervention d’aidants professionnels est l'assistance la plus recommandée des médecins pour un maintien à domicile en toute sécurité. Les services d’aide à domicile s’avèrent en effet être la meilleure option pour venir en aide à une personne dépendante. Entretien du logement, ménage, aide aux actes essentiels du quotidien, service de convivialité pour maintenir un lien social… les auxiliaires de vie sont souvent les premières professionnelles appelées pour soulager le quotidien des seniors.

L’adaptation du logement au handicap est la seconde chose pratique que vous pouvez mettre en place pour maintenir votre proche en sécurité dans sa maison ou son appartement. Des travaux tels que l’aménagement d’une salle de bain avec douche sans rebord, la mise en place de rampes de maintien, des monte-escaliers et une cuisine adaptée sont vivement recommandés par les autorités de santé. L’ANAH est votre principal interlocuteur dans l’aide à l’adaptation du logement. Le montant de la prise en charge varie d’un organisme à un autre.

Les solutions technologiques

Les nouvelles technologies peuvent être intéressantes de façon complémentaires aux soutiens pratiques pour faire face à la perte d'autonomie. Pour la prévention des chutes, des objets de soutien innovants tels que des cannes intelligentes, existent sur le marché ainsi que des détecteurs de chute. La téléassistance, selon la situation, peut être la meilleure option. Elle permet de sécuriser les seniors qui vivent seuls et d’envoyer une alerte à un proche en cas de chute ou d’inactivité trop longue. Des sols intelligents détecteurs de chute commencent aussi à faire leur apparition.

Les aides financières

Il faut savoir que maintenir à domicile nos aînés est devenu une priorité nationale et est encouragé par les pouvoirs publics. Cependant, les dépenses liées à la perte d’autonomie peuvent être très coûteuses pour les familles, c’est pourquoi des aides financières sont proposées.

La principale aide dans cette situation est l’APA : L’Allocation Personnalisée d’Autonomie. Aujourd’hui, 1,2 millions de personnes bénéficient de l’APA. Cette allocation aide à payer les dépenses liées au maintien à domicile et sert aussi à payer une partie des soins lorsque le sénior est en EHPAD ou établissement d’hébergement spécialisé. L'APA est attribué par le Conseil Départemental et le montant alloué selon le GIR est à la discrétion de chaque département. Pour la demander, il faut être âgé d’au moins 60 ans et avoir évalué le niveau de dépendance via la grille AGGIR. Seuls les individus classés en Groupe 1, 2, 3 et 4 reçoivent l’APA. Pour plus d’information sur l’APA, n’hésitez pas à contacter l’aide sociale rattachée à votre mairie ou le CCAS, Centre Communal d’Action Sociale.

Il existe d’autres aides financières telles que la PCH (Prestation de Compensation Handicap) pour les personnes handicapées de moins de 75 ans, l’ASH (Aide Sociale à l’Hébergement) pour les résidents en EHPAD, l’aide-ménagère à domicile (aide sociale) et l’aide à l’aménagement du logement.

Des organismes ou institutions peuvent financer une partie de la dépendance :

-        Aides extra-légales versée par la mairie ou le département

-        Aides fiscales de l’Etat, sous forme de crédit d’impôt ou de réduction d’impôt

-        Assurance et mutuelle attribuent une aide à leurs adhérents...etc

En savoir plus sur toutes les aides possibles pour le maintien à domicile > 

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