Aidant : un rôle à plein temps

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21 mars 2019

Entre amour, devoir et sentiment de culpabilité, les aidants s’occupent de leurs proches et les soutiennent dans leur quotidien, parfois jusqu’à l’épuisement... Focus sur ces héros invisibles !  



Qui sont ces aidants ?

Quand on parle d’aidant, on va plutôt parler d’aidant familial ou aidant naturel. Il peut s’agir d’un proche, souvent des descendants, ou encore d’un ou d’une conjoint(e). Ce sont également les parents dont les enfants ont été victimes d’un accident ou atteints de handicap à la naissance.

Il se peut également que l’aidant soit un tiers étranger au cercle familial. Dans ce cas de figure, ce sont les amis, les voisins, les bénévoles ou les aidants professionnels (des infirmiers, des auxiliaires de vie et des assistantes sociales etc.) qui portent assistance à ces personnes fragilisées, moyennant une rémunération. Précisons qu’en France, les aidants sont essentiellement des femmes sexagénaires. 

 UN STATUT QUI N'EST TOUJOURS PAS RECONNU ! 

Un aidant a plusieurs casquettes

Il faut savoir que la personne aidée a toujours du mal à accepter sa dépendance. Le rôle d’un aidant peut alors revêtir différentes formes. Il peut notamment offrir son aide dans les gestes de la vie quotidienne (repas, toilettage, ménage…) ou apporter un soutien affectif et psychologique. L’aidant va même jusqu’à soutenir financièrement et payer des soins infirmiers à son protégé. Notons que les personnes en fin de vie et les personnes souffrant de maladies chroniques  dégénératives (Alzheimer, Parkinson…) sont souvent celles qui nécessitent l’accompagnement permanent d’un aidant.

Un engagement lourd à porter au quotidien

À partir du moment où une personne est assignée à la fonction d’aidant, elle consacre entièrement, ou du moins une bonne partie de son temps, à la personne fragilisée. Aussi, il n’est pas toujours évident de concilier vie d’aidant, vie personnelle et vie professionnelle. Les cas souvent répertoriés sont des proches qui ont quitté leur emploi pour porter assistance à un membre de leur famille. D’autres ont même décidé de rompre tout lien social… Désignée ou dévouée, ces personnes vont devoir s’adapter aux changements et réorganiser leur vie. 

Par ailleurs, l’une des difficultés que peuvent rencontrer les proches aidants est de trouver des intervenants professionnels. Aussi nobles sont leurs intentions, ils ne peuvent pas s’occuper de tout. Il faut en effet savoir que la plupart du temps, ils n’ont pas les qualifications requises pour administrer les soins infirmiers ou encore rééduquer une personne victime d’un accident. 

 

Des aidants qui ont besoin de soutien

Sans y être suffisamment préparés, il n'est pas toujours facile de s’habituer à son nouveau rôle d'aidant. Assister une personne en perte d’autonomie nécessite en effet certaines exigences physiques et psychologiques. Et bien souvent, les aidants privilégient le bien-être de leurs proches au détriment du leur. Cela peut alors provoquer des altérations au niveau de leur état de santé sur le long terme. D’ailleurs, on rencontre souvent des cas d’aidants familiaux qui sont sujets à la dépression, aux troubles de sommeil, à l’anxiété et à la nervosité. Ce qui est tout à fait compréhensible vu la lourde responsabilité qui leur incombe. Pour soulager les aidants, une aide complémentaire peut intervenir ! Les  solutions de téléassistance apportent une assistance aux personnes fragilisées en les sécurisant à leur domicile et durant leurs sorties, pour apporter du répit et rassurer leurs proches ! 

Pour en savoir plus sur la téléassistance suivez ce lien. 

Quels dédommagements et accompagnements ?

Si la personne aidée perçoit l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) ou si elle possède des ressources financières suffisantes, celle-ci peut permettre à l’aidant d’obtenir le statut salarié s’il s’agit d’un parent. En revanche, l'APA ne peut servir à rémunérer son conjoint, concubin ou partenaire de Pacs. A noter que cet emploi doit être déclaré à l'Urssaf mais qu'il est possible d'utiliser les chèques CESU pour faciliter les formalités administratives. 

Si l’aidant ne peut pas obtenir le statut salarié, il peut toutefois bénéficier d'une réduction d'impôt correspondant à 50% des dépenses dans une limite de 12 000 € . Cette limite peut être majorée de 1 500 € par enfant ou personne de plus de 65 ans à charge avec un maximum de 15 000 €. Autre compensation, la loi d’adaptation de la société au vieillissement donne droit à une aide au répit de 500 € depuis 2016. 

En ce qui concerne l'accompagnement des aidants, De nombreuses associations telles que France Alzheimer, France Parkinson ou l’Association Françaises des Aidants proposent des groupes de parole pour soutenir ces héros méconnus.

myautonomie accompagne et soutient les aidants au quotidien, en les aidant à trouver des solutions de téléassistance OU/ET de services d'aide à domicile pour les remplacer ! 

Pour en savoir plus contactez nos conseillers qui vous apporteront toutes les réponses à vos questions ! 

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